L'anglais
obligatoire...
S'exprimer
en une langue étrangère n'équivaut
pas à faire allégeance à une autorité
quelconque, aimait à dire un auteur célèbre.
Bien au contraire ! La maîtrise d'une langue, en dehors
de sa langue maternelle, est un atout supplémentaire
pour un journaliste. Elle lui ouvre un monde nouveau, d'autres
possibilités de s'informer, d'apprendre et donc des
outils et des sources supplémentaires dans l'exercice
de son métier.
Qu'on
le veuille ou non, pour le journaliste francophone ne possédant
qu'une autre langue en plus, il vaut mieux pour lui que
ce soit l'anglais. Bien entendu la maîtrise d'une
ou plusieurs des langues dites nationales n'est pas ici
en discussion puisqu'il nous paraît acquis qu'elle
représente un atout qui n'invite plus la discussion.
Pourquoi
posséder l'anglais ? parce qu'aujourd'hui plus qu'hier,
l'anglais est la langue dominante, ce qui est lié
au statut d'hyper puissante des Etats-Unis d'Amérique
et à celui d'ancienne super puissance coloniale de
la Grande Bretagne. On peut donc légitimement affirmé
que la présence massive de l'anglais de part le monde
et dans toutes les sphères de la vie est un fait
de domination, de violence, politique et culturelle. Ce
qui n'interdit pourtant pas de considérer en même
temps que, pour le journaliste francophone africain notamment,
comprendre et s'exprimer en anglais le libère d'une
certaine manière. Nombreuses sont en effet les sources
d'informations (journaux, études, recherches, spécialistes
du monde entier) qui ne sont accessible qu'en anglais.
Internet,
phénomène américain à l'origine
est principalement anglophone. Ainsi, n'oubliez jamais d'effectuer
vos recherche en français, puis en anglais également.
À titre d'exemple, en utilisant le moteur de recherche
google effectuez une recherche en français sur le
thème " démocratisation en Afrique ".
Faites la même recherche, en anglais cette fois, avec
" democratization in Africa ". Vous serez surpris
par les disparités. Enfin, peut-être pas