Attaques,
chutes et dialogues
L'attaque.
Le sort du reportage se joue dès les premières
phrases, dans le premier paragraphe : on y met les éléments
les plus forts, l'image la plus vivante, le personnage clé,
la scène capitale, la citation percutante, le détail
étonnant
Il faut mettre le meilleur au début.
L'attaque doit donner envie d'en savoir plus.
Le
reporter doit donc se poser la question suivante : parmi
toutes les infos, quelle est celle qui va le plus toucher
directement, qui va l'intéresser ? À quoi
on peut lui répondre par : le fait le plus neuf,
le plus déroutant, le plus fort. L'attaque doit permettre
de comprendre l'angle, elle l'indique tout au moins...
La
chute. Comme pour l'attaque, un plan rapproché
vaut mieux qu'une vue d'ensemble. Une scène, une
citation percutante, le détail important. Il faut
la soigner. C'est elle qui reste à l'esprit, dans
l'oreille. Elle ferme l'angle. Ce n'est pas la morale de
l'histoire. Elle peut ouvrir vers un autre sujet
Les
dialogues. Ils doivent être parfaitement noté.
Ils font, sachez-le, le succès des grands films.
Tiré
de, Le reportage écrit, Jean-Dominique Boucher, éditions
du Cfpj