Quand
l'interview tourne à la bagarre
Lorsque
la personne interviewée affiche une attitude agressive,
en dénonçant la presse en général
(" vous écrivez toujours ce que vous voulez,
non pas ce qu'on vous confie " ou " seules les
mauvaises nouvelles vous intéresse "), restez
calme, laissez-la déverser son hostilité et
poursuivez, avec courtoisie, votre interview.
Lorsque
au lieu de répondre, l'interlocuteur vous pose des
question à son tour, répliquer : "
je suis certain que nos lecteurs/auditeurs seront plus intéressé
par vos réponses plutôt que par les miennes
"
Lorsque
l'interlocuteur préfère un "off the record",
n'oubliez pas que vous avez la latitude de lui expliquer
que ceci nuirait à la crédibilité de
l'information. Vous pouvez aussi revenir, autrement, sur
l'aspect qu'il souhaite aborder off the record plus tard,
mais toujours en cours d'interview. Il vous revient en dernière
instance de juger de la pertinence d'une information recueillie
dans de telles conditions. Après tout, quelques-unes
des plus grande enquêtes journalistiques doivent beaucoup
à ce procédé.
Ne
soyez pas intimidé par ceux qui s'attaquent à
vous sur le ton : " vos questions sont stupides
", ou encore que " vous ne savez décidément
rien de ce que vous dites ". Restez calme. Dites leur
que vous avez vérifié vos informations et
expliquez pourquoi vous espérez une réponse
à votre question.
Certains
interlocuteurs font beaucoup de digressions et tournent
longtemps autour du pot. Il peut être utile de les
laisser faire, puis de reposez votre question. Quelque fois,
une interruption polie, suivie d'un recadrage peuvent s'avérer
utile. " C'est très intéressant ce que
vous expliquez monsieur, mais
".
Certains
se limitent à des réponses brèves,
"oui" ou "non". Opposez leur des
questions ouvertes ou alors, après leur "oui"
ou leur "non", suggérez leur : " pouvez-vous
élaborer ? ", ou encore : " pourquoi dites-vous
cela ? ".
D'autres,
au lieu de répondre à vos questions, vous
dirons d'aller voir dans telle interview qu'ils ont
accordé ici ou la. Faites valoir que vous êtes
pressé par le temps ou proposez leur de vous fournir
cette interview.
N'acceptez
pas qu'on vous réponde dans un jargon incompréhensible
de la moyenne des gens. Demandez sur le moment, l'explication
de termes compliqués. L'utilisation du jargon est
bien souvent la tactique employée pour contourner
les questions des journalistes.
N'acceptez
de faire relire vos interviews que si la politique de
la maison l'autorise; auquel cas vous passerez en revue
les points essentiels de l'interview avec l'interlocuteur.
Refusez que celui-ci se transforme en votre rédacteur
en chef.
Vous
pouvez provoquer sans chercher la bagarre. Dites à
votre interlocuteur ce que ses détracteurs pensent
de lui, mais gardez bien votre opinion pour vous. N'oubliez
pas que vous êtes là pour recueillir des information,
non pas pour vous livrer à une bagarre.
From International Center for Journalists,
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